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pendule
rétro |
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J’ai
mis la main un jour sur un petit moteur d’horloge bien
original, qui m’a tout de suite donné une idée.
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Fonctionnant
sous 220V, il était doté d’une certaine
puissance, ce qui me permettait d’envisager de longues
aiguilles en balsa (bois ultra-léger) de l’ordre
de un mètre.
Équipé
d’un train d’engrenages particulier, il ne
fut pas très difficile de le faire tourner à
l’envers.
Ayant collé au mur d’énormes chiffres
(1,2,3,...12) dans l’ordre inverse de ceux des horloges
que nous connaissons (le 1 à la place du 11, le
3 à la place du 9, etc.), je me retrouvai, pendant
quelques mois, sous l’influence de cet espèce
de monstre.
C’était
précisément l’époque où
je phosphorais sur certains des brevets complémentaires
à la définition de la carte à puce
— certains allaient s’avérer décisifs
— et, aujourd’hui encore, je n’exclus
pas qu’ait pu jouer un rôle sur la gestation,
cette espèce de révolution mentale : le
sens des aiguilles d’une montre fait partie de notre
substrat depuis le plus petit âge de notre enfance,
et ce sens n’a jamais fait l’objet d’une
seule remise en question, d’une seule expérience.
(Alors qu’on sait lire à l’envers les
lettres de l’alphabet, certains savent écrire
de droite à gauche, etc.) |
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