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La
Théorie du Bordel Ambiant
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Extraits |
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La
vie comme inépuisable paquet-cadeau à
ouvrir.
Page 8.
"Au delà des petits boulots qui se présentent
à côté des horizons dejà
quotidiens, un principe de vie commence à
m'apparaître, qui ne me quittera plus et qui
consiste à avoir toujours une perspective
: se dire a priori que quelque chose va changer.
On se fixe un objectif, on lance des propositions,
on sème un peu partout diverses graines et
on sait que le temps va apporter une réponse.
Donc on acquiert une certaine prise sur les événements.
Ce principe est redoutable, car il accélère
tout : on espère en effet sans cesse, avec
mon système, que le temps va passer plus
vite.
Dès lors je n'attends plus que des bonnes
nouvelles. Ainsi, quand je fabrique mon premier
objet électronique, je le montre, et j'attends
: Vivement la semaine prochaine qu'ils me disent
ce qu'ils en pensent." |
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Idée
de mots.
Page
42. |
"Je
n'ai pas assez de larmes..."(phrase notée
en avion, exprimée par la voisine de devant
qui parle à son compagnon). Quelle jolie
expression, superbe construction à condition
de ne pas entendre la suite "pour porter
des lentilles de contact".
En électronique on note les duty cycles
des signaux. Un signal peut être allumé
la moitié du temps et éteint l'autre
moitié. On sait alors qu'à un moment
pris au hasard le signal a 50% de chances d'être
allumé et 50% d'être éteint.
Le duty cycle porte en abscisse le temps, les
périodes allumées et les périodes
éteintes. Les proportions peuvent varier
et les périodes être très
inégales. C'est un peu ce qui se passe
ici, où le mot larmes doit avoir un cycle
de 99% relié au chagrin et un cycle de
1% lié à la lubrification. C'est
de la surprise provoquée par la chute que
vient l'idée. Peut on définir les
cycles des mots, leur contexte d'apparition ?" |
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©
Collector Roland Moreno 2004 |
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